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 ChapI: la Faiblesse originelle...(BG de Felondra)

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Felondra
Paysan D'Elwyn
Paysan D'Elwyn
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MessageSujet: ChapI: la Faiblesse originelle...(BG de Felondra)   Ven 7 Sep 2007 - 17:26

Et voilà les croques, sous les impulsions de mon Därkounet que j'aime, je me suis enfin décidé à écrire le BG de Felondra, mon personnage principal.

Actuellement, il n'y a que l'intro de faîte, j'éditerai mon message original à chaque nouveau chapitre pour que vous vous y retrouviez facilement et (si vou voulez) je posterai aussi les parties au fil du texte (pour que vous soyez sûrs de ne pas encore avoir lu telle ou telle partie Rolling Eyes )...

voilà voilà, avant de commencer, une dernière chose:comme je l'ai fait remarquer à Därko, je suis ouvert aux messages de critique, du moment que celle-ci se veuille constructive (Därko m'a bien signifié qu'il prenait mes messages pour tels), mais non destructrice pûrement et simplement (du style: bouh, retourne écrire en maternelle, c'est vraiment trop nul! (ne riez pas, certains textes que j'ai lu ont évoqués cette réactions chez certains lecteurs du forum... No )).

C'est parti!

Introduction: Une peine si lourde...
La pluie tombait, martelant le sol, soulevant des masses d’une terre poussiéreuse, comme désirant crever cette terre trop rouge, maladive, de manière à révéler une couche meilleure, plus fertile pourrait-on presque se risquer à dire, pour peu que le désert soit fertile, sous cette couche de sable.
Aucun bruit ne se faisait entendre dans la masure, à part le tambourinement de l’eau sur le toit de chaume.
Les gens étaient depuis longtemps chez eux, loin de ce désert aride, car ils ne se doutaient pas de ce qu’avait été avant cette terre nauséabonde, nommée par les hommes oublieux de leur passé les Steppes Infernales. Pourtant, l’elfe présente dans la maison savait, elle, assise qu’elle était en tailleur près d’un oiseau d’un blanc d’ivoire ressemblant à une chouette, pour autant qu’une chouette puisse mesurer deux mètres de long et que, si celle-ci déployait ses ailes, elle ne tiendrait pas dans les quatre mètres que présentait en largeur la petite demeure abandonnée. Son bec d’un jaune solaire contrastait avec ses yeux noirs, là aussi anormaux car animés d’une intelligence de loin supérieure à celle d’une bête normale.
A ses côtés, l’elfe semblait plus fine encore qu’elle ne l’était en réalité, pourtant sa taille de guêpe n’avait rien à envier à celle des plus belles femmes de la Cour de Lordaeron, de même que le reste de ses courbes, tantôt généreuses, tantôt discrètes.
Son visage aux pomettes idéalement placées, à la bouche d’un bleu profond dont les lèvres étaient pulpeuses à souhait, avait pour yeux des puits profonds qui semblaient reflètés toute la misère du monde, que soulignait un étrange motif rouge sang ; les épées jumelles de Darnassus, deux crochets ressemblant à des faux dont la poignée serait enfouie dans les sourcils de l’elfe, les lames de chaque côtés du nez, se touchant presque avant de s’incurver le long des yeux noirs de jais.
Ces épées, à nouveau peu de représentants de la race des hommes sauraient les reconnaître, ces humains avaient la mémoire courte ; il s’agissait d’un symbole puissant, d’une vengeance non encore accomplie mais dont l’accomplissement ne souffrait aucun délai. En ce moment, les Lames la faisaient souffrir, comme depuis qu’elle se les étaient crée elle-même, tranchant dans sa chair puis faisant appel à de puissants sortilèges pour qu’ils ne cicatrisent jamais complètement.
« Tu sais, Ercassan, dit-elle d’une voix mélodieuse, s’adressant visiblement à son compagnon, cette nuit me semble propice aux souvenirs anciens, à ceux que l’on croit enfouis à jamais dans les méandres de l’Histoire et qui ressurgissent souvent, plus douloureux encore qu’une brûlure au fer rouge… »
L’animal à côté d’elle se tourna légèrement, insensiblement, visiblement sensible à l’extrême émotion qui étreignait sa compagne, et non sa maîtresse, chaque fois qu’elle évoquait son passé. Toujours évasivement, jamais avec précision. Sauf ce soir, pressentit Ercassan, ce soir, elle saurait !
« Ce soir, ma belle, plus d’évasion, plus de prétexte à m’arrêter soudain, révéla Felondra comme pour répondre à la prémonition de son familier, ce soir j’entrerai dans le Rêve, tout en restant en contact. Et alors, tu sauras. »

Quelques minutes plus tard, Felondra s’endormait, des colifichets autour du cou, des symboles peints sur sa peau, les même reproduit sur la chouette nichée près d’elle… Le souffle court, comme à chaque fois qu’elle s’apprêtait à pénétrer dans le Rêve, elle se plongea dans le sommeil. Et avec le sommeil, les souvenirs revinrent, plus nets qu’ils ne l’avaient jamais été…

Chapitre I : la Faiblesse originelle
La mémoire de choses passées, présentes et futures l’assaillit brutalement, presque violemment, jusqu’à ce que de ce chaos émergent des choses plus précises, des pistes auxquelles se raccrocher, telle l’esquisse d’un dessin qui représenterait une scène de la vie de Felondra…
« Il est l’heure, petite fille… »
Cette voix, telle celle d’un être désincarné, elle la reconnût immédiatement. Elle avait mis un nom dessus : Melnith. Elle aimait cette voix, car son timbre mielleux la réconfortait quand Felondra était triste, lui fournissait des réponses quand elle doutait de la conduite à prendre, pourtant, depuis qu’elle avait commencé à revivre cette scène, quelque chose lui dit de s’en méfier, une peur panique qu’elle ne comprit pas et écarta d’une simple pensée.
Cela faisait presque un an que Melnith lui était apparu pour la première fois. Elle sourit en pensant aux premiers contacts, à leur hésitation, maintenant qu’elle pouvait la comparer à la relation qu’elle entretenait avec lui maintenant, si confiante qu’elle l’identifiait presque à la symbiose entre l’un des légendaires chasseurs de sa race et son fidèle compagnon animal. De nouveau, ce sentiment de crainte l’envahit, de nouveau, elle l’écarta d’une simple pensée. Melnith l’avait aidée, elle en était pleinement consciente, et la seule chose qu’il demandait, c’était une petite tâche. Et le jour était venu de s’acquitter de cette simple redevance.
« Je le sais bien, mon petit maître. »
Ce qu’elle devait faire, elle le savait : tout simplement pénétrer dans l’ancien des merveilles et trouver un masque, dont elle pouvait graver les formes sur une pièce de bois mort bien qu’elle ne l’avait jamais vu, uniquement grâce aux indications répétées de Melnith ; une tête de faucon, l’air farouche, guerrier, tout de cuivre et d’or, avec des bois tels ceux des cerfs, en ivoire massif. Bien qu’elle ne connût rien à la ferronnerie, elle savait qu’il s’agissait là d’une pièce remarquable.
Une fois qu’elle l’aurait enfilé, ce serait fini, sa dette envers Melnith payée. Elle trouvait cela étrange, bien sûr, que tant d’aide ne soit contrebalancée que part le port d’un casque, mais un dicton de sa mère lui revint soudain en tête : « Entre sa naissance et son cinquantième printemps, une elfe possède la naïveté d’un homme. Entre cinquante et cent ans, elle se croît aussi sage qu’un Ancien, bien qu’elle ne connaisse rien. Et, lorsque comme toi on approche des cent-cinquante ans, ma fille, il faut alors accéder à l’humilité et écouter ses aînés, afin d’apprendre le vrai savoir. »

Quelques minutes plus tard à peine, juste le temps d’enfiler sa tenue de traque en cuir souple et quelques sentinelles aisément contournées, elle se retrouva dans cet ancien, en son sein, sans trop comprendre comment était-elle parvenue à pénétrer dans cet arbre à demi vivant. Son intérieur de bois clair pulsait comme le sang dans les veines de Felondra, comme si l’arbre possédait un cœur vert. Et sur une estrade de bois teint en rouge, des lianes et feuilles qu’elle s’attendît presque à voir palpiter ou onduler tant elles étaient gravées avec finesse et savoir, se trouvait le casque.
D’un pas pressé, elle s’avança vers l’estrade, franchissant sans peine les quelques pas qui l’en séparait, prît le casque, le posa sur sa tête… et sentit une énergie étrange affluer en elle. La peur, ce sentiment qui ne lui était guère familier à l’époque, cette peur ressentie déjà par deux fois sans y prendre garde, qui sonnaient à présent comme des avertissements, cette peur presque animale, qui déchire les entrailles et vous donne une boule dans la gorge, cette peur afflua soudain dans tout son être, lui glaçant le sang, envahissant la plus petite parcelle de son corps, la contaminant, la soumettant, l’asservissant à sa volonté. Elle voulut retirer le casque, elle le devait pour survivre, c’était là la seule conscience qui perçait le rideau de la peur, mais lorsqu’elle voulut bouger ses bras, ceux-ci demeurèrent le long de son corps.
Puis une voix, qui avait perdue toute sympathie pour elle mais qu’elle reconnût, pouvant la reconnaître entre mille, cette voix si adulée quelques minutes auparavant, cette voix dont alors elle avait eu du mal à se résoudre au départ une fois sa tâche accomplie, cette voix retentît, sombre et glaçante : celle de Melnith.
Etrangement, sa voix semblait s’élever depuis le casque lui-même, à moins que ce ne fût depuis les tréfonds de son esprit, de sa tête. Elle tonna donc, grave et menaçante :
« Enfin libre ! Il m’a fallu ramper, danser au son de mille tambours et trompettes, m’immobiliser des siècles durant mais je suis enfin en possession d’un corps ! »
Alors l’incompréhension de Felondra la petite elfe, Felondra celle qui n’avait rien connu du dehors de son village de chasseurs de démons, augmenta encore. Elle se mît en marche, malgré qu’elle ne voulût rien de tel. Et avant qu’elle n’ait pu comprendre quoi que ce fût, elle se trouvait dehors, tenant à la gorge la première sentinelle qui accourrait, lui tranchant la carotide de ses ongles devenus griffus et plus sombres que l’ébène. Puis, elle se gorgea du sang de la première victime de Melnith, se surprit à aimer le sang, à en vouloir plus, à hurler de rage lorsque la dernière goutte fut passée par sa gorge, à en vouloir plus, sa soif inextinguible… non ! celle de Melnith, pas encore étanchée.
Elle avait du mal à démêler ses propres idées, ses propres sentiments, de ceux de son hôte. Une autre sentinelle arriva, au pas de course, et elle se retrouva lui plongeant la main dans la poitrine jusqu’à en ôter le cœur avant de voir qu’elle avait simplement bougé. Alors elle mangea son cœur, se plaisant à le voir palpiter encore, sourde aux gémissements de sa deuxième victime, puis lui trancha à nouveau l’artère et se gorgea de son sang à lui.
« Oui, oui, plus de sang. Doux le sang versé en sacrifice, si bon, si doux, mais il en faut plus. La soif n’est jamais étanchée, toujours là. Oui, continue, prisonnière mortelle, bien, tue de tes mains, offre un festin à ton maître. »
C’était la voix de Melnith, bien sûr, bien qu’elle semblait résonner étrangement, comme si, réalisa-t-elle avec horreur, il prenait de la force.
Alors elle poursuivit son carnage, son corps sous le contrôle du démon qui la possédait, son âme en pleurs. Les victimes suivantes, elle ne les tua pas.
« Pas tout de suite, préserve-les en vie, répétait Melnith d’une voix oppressante. Il en faut en vie pour le rituel… »
Elle les laissa donc en vie, ne leur arrachant que des hurlements, se contenant de casser leurs jambes ou de couper net leurs jarrets de ses ongles d’ébène. Elle riait et pleurait en même temps devant le massacre qu’elle-même perpétrait ; une partie d’elle se réjouissait de cette puissance si grisante, qui lui permit de casser les bras d’elfes mâles dont elle n’aurait jamais cru égaler la force, leur tirant des gémissements tout en en poussant d’autres, d’extase et de délice ; une autre partie pleurait, s’effondrait peu à peu, à mesure que la folie s’emparait d’elle, à mesure qu’elle se rendait compte qu’il lui était impossible de s’arrêter elle-même, d’arrêter Melnith le Démon, le Maudit, à mesure qu’elle se rendait compte que personne ne parviendrait jamais à la tuer, afin d’arrêter cette tuerie.

Une brume s’insinua dans son esprit, une brume qui la sépara de son rêve, qui tout doucement la tira du sommeil. Et durant ce temps-là, elle criait de frustration et de joie à la fois…


Dernière édition par le Mer 12 Sep 2007 - 20:35, édité 1 fois
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Därko
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MessageSujet: Re: ChapI: la Faiblesse originelle...(BG de Felondra)   Ven 7 Sep 2007 - 18:23

Alors la moi je dit GG ma ptite Felo tu ecris super bien a part le fait que la langue est tellement bien manié que j'ai du mal a tous comprendre mais bon je trouve ca genial. Smile (Ca serais quand meme bien si c'etais ecris d'une facon plus "simple" ^^)
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Felondra
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MessageSujet: Re: ChapI: la Faiblesse originelle...(BG de Felondra)   Mer 12 Sep 2007 - 20:36

Et voilà, la suite est postée (mon Ier Chapitre quoi ^^), GG à ceux qui auront le courage de lire le truc (mais perso j'adore c'que j'ai fait tongue cheers !)
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MessageSujet: Re: ChapI: la Faiblesse originelle...(BG de Felondra)   Mer 12 Sep 2007 - 20:55

Mouais ca roxx mais bon le concept c'est pas mon truc :s le fait d'etre possédé simplement par un masque :s m'enfin c'est ton choix apres tous je le respecte.
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